dimanche 22 février 2026

J13.- Jaisalmer

Nous en étions donc resté au Ranikhet express traversant l'Inde d'est en ouest, des contreforts de l'Himalaya à Jaisalmer.


Voyage en première et compartiment privé au charme désuet. Dans les trains il y a deux sortes de toilettes, les Indiens et les westerns.


Le voyage, tellement tranquille, offre l'occasion d'un sommeil profond brisé par le sentiment d'une halte un peu longuette et pour cause, c'était le terminus !
Fort heureusement le train étant arrivé en avance le chauffeur, à l'heure, était toujours là avec la pancarte qui fait toujours plaisir : son propre nom écrit dessus !

Malgré l'arrivée tardive au Renuka,  résister à la proposition d'un petit en-cas paru bien illusoire et le dall préparé à la demande s'avère une merveille (c'est le même cuisinier depuis 30 ans). Accompagné d'un paratha croustillant c'est un pur moment de gastronomie simple sur le  rooftop, avec une citadelle scintillante et la nuit étoilée pour décor.


Le matin est l'occasion de découvrir la ville avec l'intention de visiter le fort.


Bon c'est dimanche et plutôt très fréquenté, cette visite sera pour plus tard. Autant se baguenauder et faire son curieux, comme cette famille devant la machine à jus de canne.


Il y a des musiciens traditionnels


Des camelots de toutes sortes, de la graille à gogo, des jus de fruits frais au turban fantaisie.


La rencontre se fait en deux temps avec les gitanes du désert, d'abord à leur insu, intrigué par leurs bijoux d'argent bien pesants, aux chevilles et aux poignets. Vous noterez l'ardillon ! 



Recroisées et quemandeuses comme pas deux elles sont prêtent à m'étouffer mes samoussas tout chauds, jusqu'à ce que je leur fasse remarquer qu'elles portent le même sac avec le même contenu ! Tout le monde rigole.

Mon nouveau couvre-chef m'apporte les compliments d'un motocycliste bien sympathique connaissant toutes les principales villes de France.


C'est vraiment le mode sourire et détente ici !

La suite demain...






 



samedi 21 février 2026

J12.- Jodhpur, villages Bishnoïs et Ranikhet express

Mister Sing, notre sympathique chauffeur est ponctuel et sa jeep Marindha de 1976 a plutôt fière allure pour une antiquité.


Après avoir traversé le bazar encore peu animé avec, au centre, sa fameuse Clock tower, puis la ville moderne, cap  vers les villages bishnoïs.


L'autoroute à voies séparées est plutôt pas mal même si, comme le dit si bien Mister Sing, qui n'a hélas pas voulu chanter : "En Inde on roule de tous les côtés !". Il faut s'habituer aux camions à contre-sens...


Quittant l'autoroute pour une piste, l'arrivée à la ferme se fait 45 mn plus tard.



Quelques explications plus tard sur le fonctionnement de cette communauté c'est la cérémonie de l'opium sous les bons auspices de Vishnou.


La décoction brunâtre obtenue, après trois filtrages dans une sorte de chaussette, se recueille dans la main et se boit par trois fois, c'est bien amer mais à priori ça ne défonce pas trop...

Je dois avouer que c'était de loin la partie la plus intéressante, sous la bienveillance de la matriarche âgée de 96 ans. 

Aux chevilles furent fixés, lors de son mariage, des bracelets inamovibles de 500g chacun en argent massif . Il seront seulement retirés lors de son inhumation car, dans leurs principes pas de crémation afin de protéger les arbres.

Sa narine s'orne d'un bijou traditionnel en or, massif également.

C'est donc ensuite les visites au tisserand et au potier... Sympas mais beaucoup moins originales.

Retour en ville, le bazar est nettement plus animé, au fond le fort.

Petit tali bien apprécié et direction la gare en tuktuk avec un fervent supporter des Cobras, l'équipe de cricket 🏏 de Jodhpur.

Le Ranikhet express pour Jaisalmer rentre en gare et c'est parti pour de nouvelles aventures !





 





vendredi 20 février 2026

J11.- Jodhpur Mehrangarh fort

Bon on peut dire que la journée commençait plutôt bien...


Tout près de l'entrée ouest du fort ce ne fut pas long pour la rejoindre à travers la vieille ville, enfin pas long mais avec des chiens aussi aboyeurs que pas très sympas ça paraît toujours plus long...


Fort heureusement l'abord final fut plus calme, voire mélodieux !

Ce fort construit à partir du début du XVIe siècle fut inexpugnable, sauf sur une brève période de trois jours, le temps d'un week-end en quelque sorte.

L'intérieur est une succession de cours intérieures et de salles d'apparat. 


C'est aussi à présent un musée présentant principalement des selles pour éléphants, des palanquins et des armes.


Cette agréable visite à bien pris deux à trois heures en tout.


Un bref tali veg pour un lunch tardif et c'est parti pour le Mandore garden, mais ça sera pour plus tard...




jeudi 19 février 2026

J10.- Jodhpur

Le Singhvi's haveli est un endroit très plaisant et les terrasses sont géniales pour observer l'ouest de la ville
 ancienne, en bas du fort.

En face, une famille de singes profite du petit matin pour s'ebrouer gentiment.

Jodhpur c'est la ville Bleue, toutes sortes de bleu, et du grès rougeâtre.

Aujourd'hui c'est journée détente, un peu le matin et doucement l'après-midi.
Une p'tite balade au long des ruelles grâce à l'application GPS guidant les pas vers le Krishna palace héritage, bien situé et plutôt bon suivant Le Routard, je confirme ! Je crois que c'est la première fois que je ne peux pas finir un tali.

Un retour tranquille en tuktuk vers la guest house, quelque coups de fil, un peu de blog sur la terrasse et c'est déjà le coucher du Soleil.

En bas une agitation certaine commence à se mettre en place : un mariage en fanfare et pétards ! 

La tentation est trop forte pour ne pas  rejoindre cette déambulation joyeuse qui finira à la la maison de la fiancée. Ça durera deux jours ! 

La circulation continue malgré la procession, toujours autant de tuktuks et de motos dans des ruelles pourtant pas bien larges. Vous noterez au centre de la dernière un compétiteur prometteur pour la coupe mulet 2026 !

Retour à la casa, demain grosse journée avec visite du Mehrangarth fort, entre autres...

 Bonne soirée à toutes et tous.

mercredi 18 février 2026

J9.- Nawalgarth/Churu/Jodhpur

Check out à 10:30, juste le temps de faire les bagages, prendre un p'tit déj et abandonner l'idée de retourner en ville sur les conseils avisés de Ramesh, car le temps très orageux tourne à la pluie, un bienfait ici encore plus qu'ailleurs.
Une petite pratique de qi gong bien salutaire se termine donc à l'abri dans la salle de yoga.
C'est l'heure de partir pour Churu en voiture car le voyage est beaucoup trop long en bus.
Sur la route toujours quelques rencontres insolites,
et une décontraction parfois déconcertante telle celle de ce ricksaw en train de téléphoner, arrêter sur la route principale... Bon il faut s'habituer !

Le bétail sert souvent de ralentisseur,
et si même les cochons s'y mettent...
Les récentes pluies ont laissé de sacrées flaques mais ça passe, parfois hors de la route...

Enfin la gare de Churu junction, le train a un peu de retard mais fini par arriver.

Et c'est parti pour six heures de trajet en totale immersion, le plateau repas à 150 INR (1,50€) était tout à fait convenable.

Arrivée tardive à la gare de Jodhpur junction
et après un parcours sinueux en tuktuk à travers la vieille ville le Singhvi's haveli, une batisse de cinq siècles, ouvre enfin ses portes pour un repos bien mérité dans une chambre, euh ! comment dire...