vendredi 27 février 2026

J17.- Udaïpur 1/3

L'arrivée hier soir laissait supposer quelque chose de grandiose, mais dès l'installation dans un nouvel hôtel c'est la claque !


La ville se déploie sur les rives du lac Pichola entouré de collines. Quelques îles au milieu dont le Lake Palace, tout de marbre blanc, où le maharadja recevait ses hôtes de marque. Aujourd'hui c'est un hôtel très haut de gamme réservé à l'entre-soi, et bien qu'ils y restent !

Il y a une rude concurrence de rooftops mais, très haut perché, la vue de la Peacock guest house est dégagée à 360°.


La visite aujourd'hui vendredi a été privilégiée compte tenu du week-end qui s'annonce et holi qui commence.



Forteresse en marbre blanc la visite du City palace s'effectue dans un dédale de couloirs étroits menant à des cours où sont distribués les appartements aujourd'hui devenus un musée très intéressant.



L'armée du maharadja sert de gardiens



Les Indiens adorent se prendre en photo, mais depuis la mode des influenceurs (ceuses) les poses sont devenues un rituel encore plus prononcé.


Voilà une belle visite qui aura bien duré deux heures. Le drapeau flotte au vent ! 


Il est temps de retrouver la sortie pour profiter du coucher de soleil.


Demain il y aura du temple surpeuplé, du ghat, de l'embouteillage de scooters et tuktuks, du sari flamboyant, la vie quoi ! En attendant là c'est Macarena à donf et un concours de parties sur les rooftops, pas près de pouvoir dormir...













jeudi 26 février 2026

J16.- Jaisalmer Udaïpur

Parti à 10 heures pour arriver à 20h15 avec deux pauses et, tenez-vous bien le chauffeur reprenait une course dans la foulée de Udaïpur à Jaïpur, il comptait arriver vers 3h30...


En tout cas le voyage s'est bien passé, voiture confortable, conduite prudente et fluide.

Pause massala tchai bienvenue 

C'était assez sympa de faire cette traversée, pas mal de camions avec divers chargement dont d'énormes blocs de grès et de marbre blanc.


Mais pas de bus à l'horizon et pour cause 35 à 40.000 bus en grève !


Une barrière de péage de l'autoroute, un vrai ruban, quelques travaux parfois.
Ça continue à doubler des deux côtés, à rencontrer des véhicules en double sens, quant aux vaches elles sont partout... Comme dit le chauffeur "En Inde tout peut arriver !"

Les sections entre les autoroutes passent à travers villages et petites villes dévoilant une vie rurale intéressante.



Une autre pause cette fois samoussas, croustillants et parfumés à souhait 


Après la traversée d'une forêt avec beaucoup de singes et, paraît-il des ours noirs et des tigres et un coucher de soleil majestueux.


La nuit tombe, la circulation devient compliquée à l'approche d'Udaïpur. A quelque dizaines de kilomètres la plus grande statue de Shiva au monde.


Et voilà, enfin arrivé, ça à l'air super mignon cette ville, à plus tard...







mercredi 25 février 2026

J15.- Jaisalmer, suite et fin

Je vous avais parlé des bans avec Ganesh, en voici une collection non exhaustive


Une p'tite bricole pour faire plaisir à Lucky, notre hôte


La ville présente plusieurs points d'intérêts tels Patwah ki haveli


Les temples jains dans la ville haute


et bien sûr le fort et son palais



Une belle réunion de scouts !

A l'extérieur la colline des cénotaphes offre coucher de soleil réputé 

Et aussi le lac artificiel qui servait de citerne avant que le canal Indira Gandhi n'approvisionne la région en eau provenant du Penjab.

Voilà pour le dépliant touristique, je le vois bien que vous l'attendez la petite touche humoristique et bien qu'à cela ne tienne... Grève des bus dans tout l'état du Rajasthan commencée hier !
Évidemment plus de places de train pour Udaïpur (trajet de toute façon compliqué avec changement à Jodhpur) Alors, pendant que c'est encore trouvable voyage booké en voiture privée (80€, 492 km, entre 9 et 10 heures de route) adieu car, cocon, couchette ! Départ demain 10 heures... C'est la vie, c'est la vie  !




mardi 24 février 2026

J14.- Désert du Thar

Il y a deux sortes de "camel safari", les biens et les moins biens. Les moins biens restent aux premières dunes, à la limite de la ville, entre éoliennes, ligne à haute tension et campements regroupés. Puis il y a les autres, ceux qui, en jeep, s'enfoncent de 60 km pour un désert intact. Bon, le choix était vite fait...

En route une halte au fort Khana et un des villages fantômes.

 
Fantômes car au XIXe siècle la population de 86 villages s'évanouit en une nuit pour échapper aux menaces du potentat local. Une histoire de mariage impossible ou d'impôts trop lourds appartient maintenant à la légende...

Une bonne heure de mauvaise route et  c'est la découverte des montures, Papaya ici montée par Chantur, et Johnny.

La montée, très particulière, se fait en trois étapes et ça secoue pas mal :


Une fois dessus c'est pas trop mal mais en définitive je préfère la Mobylette, encore que dans le désert...
Je me demandais pourquoi la queue des chameaux était attachée et bien j'ai eu la réponse quand Papaya, urinant, me gratifia d'une "yellow shower" avec sa queue en ventilateur ! Bon...
Bref les fesses à vif et sentant le pipi l'arrivée au bivouac fut largement appréciée !

Ganesh et Chantur prépare un repas qui s'avérera délicieux, les dromadaires se reposent quelques gazelles traînent, curieuses, autour du campement.

Le bivouac, confortable, est en place

Le coucher de Soleil laissera la place à un splendeur étoilée sans un nuage et sans un bruit.

Au petit matin d'une nuit plutôt fraîche, l'horizon s'empourpre

Les montures, entravées pour la nuit sont nourries à leur tour


Après un petit-déjeuner bien réconfortant c'est l'heure de partir.
Mieux installé sur la selle le retour sera plus confortable dans un très agréable paysage.


Retour à Jaisalmer pour un repos bien apprécié.











 

dimanche 22 février 2026

J13.- Jaisalmer

Après avoir dégusté ces samoussas conservés de haute lutte, un délice, il était temps de profiter d'une petite sieste réparatrice. La nuit précédente fut plus que succinte, coucher très tardif, des chiens qui se prennent pour des loups, un muezin en pleine forme vocale et une famille nombreuse aussi matinale que braillarde firent que j'ai dormi comme un bébé : réveillé toutes les deux heures !


Peindre en voyage quand on n'a pas beaucoup de temps n'est pas une affaire facile si on veut éviter de froisser les gens. Trouver le mur, son propriétaire, faire une proposition adéquate... Ainsi, après m'être entretenu avec Lucky, responsable de l'hôtel de la possibilité d'intervenir sur les murs ici, il m'explique la profusion et la compétition de Ganesh en ville. Il s'agit de la publication des bans. 

La date de la cérémonie est indiquée et si on se sent suffisamment proche de l'une des parties et bien cela tient lieu d'invitation.

Je finis pas lui demander son accord pour peindre sur le panneau d'accueil et il accepte sans hésitation, alors au boulot.


Je n'ai pas trop l'habitude de peindre sur les enseignes ou les boutiques, mais après tout ça reste de la rue...


Cette agréable fin d'après-midi se termine par un tali "de luxe" sur la terrasse pour profiter du coucher de soleil sur la ville suivi d'une balade digestive. Le bazar tire ses rideaux, la cité s'illumine.


Demain ce sera la découverte du désert du Thar, d'abord avec une percée en profondeur de 60 km en jeep, puis une méharée pour un bivouac dans les dunes. Hâte !