This is India, my very very friend
jeudi 5 février 2026
J -4 Detail du voyage
Voici le détail du périple à travers le Rajasthan et après le vol intérieur Udaïpur/Trivandrum la continuation au Kerala. Tous les hôtels sont réservés et confirmés.
mercredi 4 février 2026
vendredi 20 mars 2015
15. - Payyanur/Ernakulam (Kochi)
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| Le Trivandrum express arrive en gare de Payyanur |
Tout comme cette famille sur le quai d'en face j'attends le train, pour moi celui qui me ramènera à Kochi. Mon installation à la place réservée est un peu compromise car une congrégation Om Shanti occupe le wagon et, descendant du Rajasthan, ils sont dans le train depuis trois jours et trois nuits... j'ai des scrupules à les bousculer, ils ont vraiment l'air à plat ! Nous trouvons un compromis et je finirai par récupérer mon siège qui sera également ma couchette pour la fin du voyage. Les paysages sont agréables sur la première moitié du parcours, le soleil finit par se coucher et alors opére la magie des quais de gare à la nuit tombée. Un tuctuc me ramène à la Bastian guest house (établissement à recommander), home sweet home ! La boucle est bouclée, il me faudra quelques jours pour me remettre de ce périple de près de 2000 kilomètres durant lequel j'aurais passé beaucoup de temps dans les transports. Je vous retrouverai plus tard pour vous narrer la fin de mon séjour à Fort Cochin et la clôture de la biennale. Merci d'avoir suivi ce blog et à bientôt pour de nouvelles aventures !
14. - Valyaparamba
Ouah ! Génial, la mer est un peu agitée mais l'eau doit faire 28/30°. Par contre il y a du courant alors je préfère rester au bord car je suis absolument seul sur cette immense plage. Après avoir barboté et pris le soleil c'est l'heure du lunch servi sur une feuille de bananier, du riz, du poisson et des sauces divines, la cuisinière est au top !
14 heures et des, voici venir le temps du ferry. Il arrive, je monte dessus, ce n'est pas le bon... Le mien arrive en face et s'apprête à dépasser l'embarcadère vide. L'équipage fait de grands signes pour le détourner, je débarque, il accoste et je monte à bord en trente secondes. Tout le monde rigole et c'est parti pour une heure et demie de cabotage et de traversées d'une rive à l'autre. Les paysages sont splendides et puissants avec au fond les Malabar Uplands qui culminent à 2060 mètres.
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| Le chai shop |
C'est très différent des backwaters du sud mais assez somptueux, on se sent petit... A bord ambiance très décontractée, les membres d'équipage sont plus nombreux que les passagers la plupart du temps, certains font la sieste sur les bancs. Nous arrivons à Koti, notre destination, un peu après 16 heures. Le retour aura lieu à 16 h 30 et je décide de repartir avec le même bateau. J'emboîte le pas des matelots vers la ville, déguste un chai et achète des mangues et des fraises.
C'est le retour, je débarque vers 18 heures, le temps de retourner à la plage en attendant le dîner, la mer s'est calmée la baignade est très agréable et je profite du coucher de soleil. Une bonne nuit de sommeil au calme ça s'apprécie... J'ai décidé de ne rien faire d'autre ce matin que de profiter de la plage.
Réveillé de bonne heure j'ai pu apprécier le lever de soleil, je ne m'en lasse pas de cet astre radieux qui brûle pour nous depuis cinq milliards d'années. Voilà, ça se termine, les bagages sont prêts, le taxi est commandé pour 14 heures. Rajesh quitte son job, le prochain hôte arrive dans cinq jours et il en a marre du calme de Valyaparamba, il préfère rejoindre ses amis vers Wayanad pour jouer au volley, je peux le comprendre.
C'est un petit gars sympa et intéressant dont j'ai bien apprécié la présence. Nous partons donc ensemble vers la gare de Payyanur, le voyage de 333 kilomètres jusqu'à Ernakulam durera plus de six heures...
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| Rajesh, mon sympathique majordome durant le séjour |
jeudi 19 mars 2015
13. - Valiyaparamba
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| L'île dans toute sa largeur, à gauche les backwaters à droite la mer... |
Les quelques maisons de pêcheurs sont situées côté backwaters. Au large des bateaux de pêche d'un port voisin soulignent l'horizon. Pas de voiture, le bruit du ressac, le chant des oiseaux et celui du vent dans les cocotiers, le paradis est proche, hélas mon Eve est loin d'ici...
Voici pour le décor, pour l'ambiance bah mieux vaut apprécier la solitude ! C'est le début de la basse saison, je suis seul à la retreat (qui porte bien son nom...) et probablement le seul touriste à des kilomètres à la ronde. Une femme vient préparer les repas, un étudiant, Rajesh, a été commis par le manager pour me recevoir et assurer le service.
Ainsi il m'a trouvé une ballade en canoe (départ à l'aube), les horaires du ferry et réservera le rickshaw du retour. Là aussi petite déception, il n'y pas de ces ravissants canaux sillonnant des îles. Les bras d'eau générés pas cinq rivières sont larges et nous en longeons les berges. C'est tout de même très joli avec ces petites maisons disséminées dans les cocotiers, celles des pêcheurs mettant leur barque à l'eau, les filets serrés dans des baluchons en tissu.
mercredi 18 mars 2015
12. - De Mananthavady à Valiyaparamba
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| Virus endémique de peintures sur bus autour de Kannur |
En plus ce crétin congénital me dépose au mauvais terminal. Heureusement nous sommes en Inde et... tout s'arrange. Le staff me colle dans un bus pour la bonne gare routière, là le conducteur m'indique un autre bus et me donne le papier qui avait été rédigé à mon intention, précisant ma destination, à remettre au nouveau chauffeur. J'aimerais tant qu'un touriste indien à Paris soit aussi bien assisté par la RATP... J'aurai encore un tuctuc à prendre pour rejoindre Valiyaparamba, j'ai hâte de piquer une tête dans la grande bleue.
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| Collection complète des bus peints sur facebook |
lundi 16 mars 2015
11. - Wayanad
Le bus part à 8 h 30 et, bonne surprise, il mettra 3 h 45 pour aller à Mananthavady et non cinq comme annoncé. Encore un joli parcours, des rizières, de pimpants villages et puis le paysage change à l'approche du lac Kabbani, la forêt commence à se faire dense, la route traverse le Nagarhole national park, cette fois les panneaux danger annoncent des éléphants qui sont, paraît-il, les plus dangereux dans la jungle.
Je rejoins un couple d'Allemands, un autre d'Anglais descendant à vélo vers le sud depuis Mumbai et un Suisse allemand, la conversation se fait en anglais. Nos hôtes, adorables, sont aux petits soins et le lunch savoureux. Le temps est un peu menaçant, je décline une proposition de ballade pour me reposer et m'occuper du blog. Après un dîner copieux, à 21 heures je m'endors épuisé. C'est agréable de dormir dans le calme et surtout sans muezzin... Le réveil est toutefois matinal car il y a un "jeep safari" de prévu, départ 6 heures. La réserve de Tholpetty est fermée mais nous pouvons emprunter des routes qui la traverse. Nous observons dans la brume matinale quelques éléphants, une famille nombreuse de sangliers, une harde de daims au travers des frondaisons splendides et mystérieuses. Retour vers 10 heures après la visite d'un temple. Petite sieste réparatrice de rigueur car il est prévu une ballade de huit kilomètres avec un retour en jeep cet après-midi. Le parcours est varié à travers champs, hameaux, plantations de mangues, de noix de cajou, de café et de poivre.

J'apprends que mon "fruit qui pue" s'appelle Jack fruit. Quelques drapeaux rouge et portraits du Che nous rappellent que nous sommes au Kerala. Au détour d'un chemin nous débouchons sur la rivière Kabbini. La rive est occupée par un campement de Gitans pêcheurs avec leurs embarcations plates et rondes, les enfants jouent, les femmes allument les feux de camp. C'est paisible, beau et effrayant de vulnérabilité...
La ballade se termine au crépuscule, la jeep nous ramène à la guest. Il n'y a même pas eu de moustiques pour dégrader l'ambiance...
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